jeudi 30 octobre 2014

Rythmes scolaires : l’aide de l’Etat sera maintenue à son niveau actuel

Manuel Valls a voulu apaiser, mardi, les inquiétudes des élus sur les rythmes scolaires. L’Etat n’aidera plus les communes se limitant à de la seule garderie.

C’est une victoire des associations d’élus sur le financement des rythmes scolaires . Manuel Valls a annoncé devant le Sénat, le maintien du fonds d’amorçage pour les rythmes scolaires « à son niveau actuel ». Les élus étaient jusqu’ici vent debout contre la limitation de l'aide de l’Etat aux seules communes en difficulté pour l’année 2015-2016, à un niveau de 200 millions d’euros au lieu des 400 millions de l’année précédente.
La reconduction de l’aide de l’Etat sera toutefois limitée aux seules communes engagées dans un projet éducatif territorial, excluant de fait une aide financière pour les collectivités qui ne font que de la garderie. La ministre de l’Education nationale Najat Vallaud-Belkacem avait jugé, la semaine dernière devant l’Assemblée nationale, « pas juste (ni) vertueux » le fait que l’Etat verse de l’argent à des communes qui se limitent à des activités de garderie. « Je reste à la disposition des maires de France pour avancer sur le financement de la réforme des rythmes scolaires », a par ailleurs ajouté Manuel Valls.
Des amendements au projet de loi de Finances avaient été déposés ce mardi matin à l’Assemblée par les députés Olivier Dussopt, Patrick Bloche et Yves Durand. « Conditionner l’aide à la mise en place d’un projet éducatif territorial est une façon de récompenser les communes vertueuses, réagit Olivier Dussopt, par ailleurs président de l’Association des petites villes de France (APVF). Pour celles qui n’en ont pas, il leur reste huit à neuf mois pour mettre en place un tel projet et bénéficier de l’aide de l’Etat pour l’année 2015-2016. » 

Les déclarations de Manuel Valls
« Des amendements ont été...

En savoir plus sur http://www.lesechos.fr/politique-societe/societe/0203895264781-rythmes-scolaires-laide-de-letat-sera-maintenue-a-son-niveau-actuel-1058416.php?zHjDhWHWlHVtM1Kf.99

lundi 27 octobre 2014

Premier Bilan de la réforme des rythmes scolaires : DONNEZ VOTRE AVIS !

Réforme des rythmes scolaires
BILAN Période 1


Six semaines après la généralisation de la mise en application de la réforme des rythmes scolaires, ou en est-on ?
Donnez votre avis, votre ressenti, à travers un questionnaire !
Prenez ces 2 minutes !

Vous êtes parent d'élève, le questionnaire est en ligne : CLIQUEZ ICI

Vous êtes personnel de l'Education
Le questionnaire FO est à renvoyer par mail au SNUDI FO de votre département CLIQUEZ ICI !

samedi 25 octobre 2014

Rythmes scolaires, formation des maîtres : Jack Lang ouvre la boîte à gifles

L'ANCIEN MINISTRE A JUGÉ QUE LA POLITIQUE ÉDUCATIVE DU GOUVERNEMENT N'ÉTAIT PAS "À LA HAUTEUR DES AMBITIONS ET DES NÉCESSITÉS".


La politique éducative du gouvernement "n'est pas à la hauteur des ambitions et des nécessités", a critiqué mercredi l'ancien ministre de l'Éducation nationale Jack Lang sur France Inter, réclamant "une révolution éducative". Il s'est dit "révolté" par "la situation qui est faite à 20 ou 30 % d'élèves en grande difficulté", estimant qu'"on s'en contrefiche, et c'est une souffrance pour ces élèves et pour leurs familles, c'est un immense gâchis. Ce devrait être un impératif national absolu."
Rythmes scolaires, Jack Lang ouvre la boite à gifles et dénonce une réforme inégalitaire

Il faut "s'attaquer avec énergie et détermination aux racines du mal", a exhorté le président de l'Institut du monde arabe, citant la formation des enseignants, les programmes scolaires, le rétablissement d'un "plan ambitieux pour les arts et la culture à l'école" et "la lutte contre la ségrégation territoriale". Le responsable socialiste a estimé qu'"on a en partie raté la réforme" de la création des Écoles supérieures du professorat et de l'éducation (Espe), qui ont ouvert à la rentrée 2013, rétablissant une formation des enseignants, en alternance. Elles ne sont pas "suffisamment pratiques et tournées vers l'apprentissage concret." "On a commis l'erreur de mettre ça entre les mains des universités (...), qui n'ont pas la compétence pour former ou aider à former des maîtres de l'école et du collège", a-t-il argumenté.
Il a également critiqué la réforme des rythmes scolaires : "On aurait pu s'assurer qu'il y ait une égalité territoriale." Il a aussi jugé que les activités périscolaires, dévolues aux collectivités locales, "ont leur place dans le temps de l'école". 

"Une amélioration permanente de la machine" (NVB)

L'actuelle ministre de l'Éducation Najat Vallaud-Belkacem a défendu mardi soir la ....

vendredi 24 octobre 2014

Rythmes scolaires: les élus remontent au créneau

L’aide de l’Etat sera réservée aux communes les plus pauvres en 2015. Certains maires menacent de rendre payantes les activités péri-scolaires.

Le gouvernement continue de traîner la réforme des rythmes scolaires comme un boulet. Deux ans après l’annonce, par François Hollande, d’une aide financière aux communes pour sa mise en place, les associations d’élus montent de nouveau au créneau pour demander sa reconduction... comme chaque année avant l’adoption du projet de loi de finances. Cette fois, les maires s’insurgent contre le fait que l'aide ne serait reconduite en 2015 que pour les communes les plus pauvres. Le projet de loi de finances prévoit une enveloppe de 200 millions d’euros contre 400 millions en 2014 .
Les maires s'opposent à l'arrêt du fond d'amorçage nécessaire à la réforme des rythmes scolaires

L’Association des maires de France (AMF) se dit « consternée » et réclame toujours que l’aide soit gravée dans le marbre. Villes de France, qui représente les villes moyennes, déplore « un nouvel accroc dans les relations financières entre l’Etat et les collectivités locales ». L’Association des petites villes de France estime que la mesure « risque de mettre en péril la réforme des rythmes scolaires dans de nombreuses communes ». Certaines d’entre elles, qui mettent en place des activités périscolaires gratuites, ont déjà prévenu : si l’Etat ne...

En savoir plus sur http://www.lesechos.fr/politique-societe/societe/0203887346494-rythmes-scolaires-les-elus-remontent-au-creneau-1057317.php?xXmmIA44iDc1SAVb.99#

mercredi 22 octobre 2014

Rythmes scolaires. « Bien mais... », juge le chronobiologiste F. Testu

François Testu, spécialiste des rythmes de l'enfant, salue la généralisation de la semaine de 4,5 jours. Mais il insiste sur les activités d'enseignement le vendredi.

L'Ortej, observatoire des rythmes et des temps de vie des enfants et des jeunes, « tient à faire part de sa satisfaction de constater, d'une part, que dans la majorité des écoles de France, les enseignements se répartissent sur 9 demi-journées et, d'autre part, que les journées sont « dédensifiées » », écrit son président François Testu.
Ancien enseignant, professeur d'université spécialiste des rythmes de l'enfant, il était et demeure un fervent partisan de cette semaine de quatre jours et demi à l'école maternelle et primaire. « Les rythmes de l'enfant sont mieux respectés et l'efficacité des enseignements est renforcée. Seules des évaluations objectives confirmeront (ou infirmeront) cette hypothèse », ajoute-t-il.
Après l'avoir défendue, François Testu, chronobiologiste, reconnait les limites de cette réforme des rythmes scolaires : il fallait limiter le long week-end, cette réforme ne le fait pas !

Éviter les longues coupures du week-end

Toutefois, le chronobiologiste insiste sur un point fondamental : « Le vendredi après-midi doit exclusivement être réservé aux enseignements. En effet, plus la coupure du week-end est longue, plus la reprise des apprentissages scolaires est difficile. De plus, si...


NDLR : 
Après l'avoir longtemps défendue, le chronobiologiste François Testu reconnait les limites de cette réforme : il fallait selon les chronobiologistes réduire le long week-end (samedi et dimanche entiers) mais cette réforme ne le permet pas (sauf sur dérogation) : le décret Peillon ne change rien, le décret Hamon aggrave la situation ! 

mercredi 15 octobre 2014

C'est quoi la réforme ?


LA REFORME C’EST QUOI ?

Cette réforme a été mise en page en 1996 par un suisse, un certain Morrisson. Elle sort directement d’un des 39 cahiers de l’OCDE (le cahier n°19), organisation (de coopération et de développement économiques) regroupant pas moins de 38 pays membres à travers le monde et autant de pays non membres. 
Les réformes qui sortent des cahiers de l’Ocde sont d’abord testées dans certains pays avant d’être appliquées dans d’autres pays. 



Cette réforme des rythmes scolaires a été donnée en test aux pays de l’Afrique Francophone de 2002 à 2012 ! Au début  tout allait bien, les enfants africains pouvaient enfin connaître la scolarisation...
Au bout de 2 ans, l’OCDE a décidé d’en supprimer le financement et de transférer cette charge aux villes et villages (bizarre on retrouve les mêmes faits aujourd’hui en France !). 
Cette réforme appliquée en Afrique obligeait les enfants à rester au sein de l’école après les temps scolaires pour qu’ils puissent apprendre à travailler la terre et l’artisanat (cela ressemble étrangement aux TAP et NAP !). 
Cette réforme a paupérisé les pays africains qui ne pouvaient plus faire face aux dépenses qu’on leur imposait ! Les parents ont déscolarisé l’un après l’autre leur enfant parce qu’ils ne savaient plus comment faire face financièrement à la scolarité et aux temps après l’école, devenus onéreux ! (même situation aujourd'hui en France).
Cette réforme a fait un bide total en Afrique !  
Le président de l’OCDE le sait et en a averti les pays membres en émettant de sévères mises en garde ! La réaction de L’Allemagne, qui testait également la reforme, a été rapide pour trouver une solution afin de contrer toutes les difficultés en rétablissant la journée à temps plein scolaire ! (Difficulté majeure financièrement pour les familles)

Cette réforme oublie des milliers d’enfants un peu différents des vôtres (vous savez les enfants atteints de maladie ou porteurs de handicap). Ces enfants sont exclus des TAP ou NAP car lorsqu’ils sont scolarisés en CLIS le taxi les attendra après le temps scolaire mais ne reviendra plus une seconde fois après les TAP ! 
Comment feront-ils si un de leur parent n’est pas à la maison à 15h30 ?  Où iront-ils ? Resteront-ils sur le trottoir en attendant le retour des parents ! 
Pour les plus chanceux d’entre eux leur AVS les accompagnera en TAP tout en sachant que les heures de TAP seront décomptées sur leur temps scolaire ! (pas de financement pour les encadrer tout au long de la journée !).

Cette réforme a complètement oublié les communes qui n’avaient pas les ressources nécessaires pour mettre en route les TAP ou NAP parce qu’elles avaient déjà mis en place un périscolaire…. Les enfants de ces milliers de communes et villes ne bénéficient donc d’aucune prise en charge après la sortie de 15h30 ceci pendant 45 minutes jusqu’à leur prise en charge en périscolaire !
Pour les plus chanceux d’entre eux, une simple garderie a été vite mise en place au sein de l’établissement scolaire… 

On est loin de ce magnifique programme que nous vantaient  Messieurs Peillon et Hamon alors ministre de l’éducation nationale….
Les inégalités sont énormes d’un village à un autre, d’une ville à une autre, d’un département à un autre ….

Avez-vous également pensé aux animateurs embauchés par milliers pour encadrer vos enfants lors de ces fameux TAP ?   
Leurs conditions de travail frisent l’esclavagisme : ces animateurs travaillent 3h/semaine donc 12h /mois cela sur 10 mois seulement ! Leur salaire est de 128€/mois pour encadrer jusqu’à 40 enfants à la fois !!   
Plus de droit à la sécurité sociale pour eux car il faut travailler au minimum 60h /mois !
Pas de retraite non plus car ils ne pourront plus valider les trimestres (pas assez d’heures)  
Combien d’année non cotisées par ce job ?

Si nous sommes en accord avec le fait que des milliers d’animateurs se retrouveront SDF (car avec un salaire de 128€/mois ils ne pourront pas subvenir à leur besoins),
si nous sommes en accord avec le fait que des milliers d’enfants un peu différents des nôtres soient oubliés et non tolérés dans les temps d'activités périscolaires…  nous feront partis de ces gens qui valident l’esclavagisme moderne !  

OSONS crier notre aversion pour cette réforme ! 
OSONS dire NON tout simplement à une réforme discriminatoire et inégalitaire pour les enfants en général !  

Pourquoi cette même réforme discriminatoire ne serait-elle pas appliquée d’office dans les établissements privés ? 

  OUI pour une réforme POUR TOUS 
NON pour une réforme INÉGALITAIRE !! 

ABROGATION

mardi 14 octobre 2014

RYTHMES SCOLAIRES : « LA LOI A ROMPU UN PRÉCIEUX ÉQUILIBRE »


POUR ROSE-ANGÉLIQUE BELOT, PSYCHOLOGUE CLINICIENNE SPÉCIALISÉE DANS LE DÉVELOPPEMENT DE L’ENFANT, LES NOUVEAUX RYTHMES SCOLAIRES OBLIGENT, DE FAIT, LES ÉCOLIERS À RESTER JUSQU’À 18 H.


Besançon. Psychologue clinicienne, maître de conférence en psychologie clinique à l’université de Besançon, spécialisée dans les liens précoces et le développement psychique du jeune enfant, par ailleurs mère d’une petite fille de 8 ans, Rose-Angélique Belot connaît bien les questions liées à l’enfance. Aussi vient-elle d’adresser un courrier au référent périscolaire de la ville de Besançon pour lui faire part de « la totale inadéquation de ces nouveaux rythmes scolaires, eu égard au bien-être de l’enfant, à son développement et à la vie familiale ».

Pourquoi êtes-vous opposée à cette loi ?
Mon regard de mère croise celui de la professionnelle et, à ce titre, nombreux sont les arguments en défaveur de cette loi.
La nécessité de bi-activité économique des couples, aujourd’hui, contraint souvent les enfants à rester à l’école jusqu’à 18 h le soir. La possibilité d’un emploi du temps aménagé pour les parents (le mercredi libéré) permettait jusqu’à présent une harmonie familiale et une récupération physique et intellectuelle importante de l’enfant le mercredi car effectivement, il pouvait être « contraint » les autres soirs de rentrer avec ses parents à la maison après 18 h.
Cette organisation des rythmes de l’enfant dans le primaire (4 jours d’école hebdomadaire) était tout à fait judicieuse et répondait à bon nombre de critères en terme de qualité de vie, croissance psychique et harmonie de la vie familiale.
Est-ce la seule raison pour laquelle vous émettez des critiques ?
Un autre point, et non des moindres, est celui de l’organisation des nouveaux rythmes scolaires depuis le mois de septembre dans les écoles à Besançon. C’est à un véritable capharnaüm auquel les parents et enfants sont confrontés chaque jour.
L’instauration des nouveaux rythmes scolaires a comme conséquence directe une augmentation du nombre d’heures pour les enfants à l’école. Ils y sont davantage et dans des conditions absolument défavorables pour eux.
Personnellement, face au grand désarroi de ma fille (les mots sont justes car c’est de cela dont il s’agit), j’ai dû ...